Commerces et industries


Chantiers fluviaux à kogenheim
Chantiers fluviaux
à kogenheim

Chantiers fluviaux

L'Ill dont jadis les nombreux affluents traversaient en méandres les terres, avait formé de par son cours, des îlots, où des colonies de pêcheurs et de bateliers s'étaient installés. Ces cours d'eau qui ceinturaient le territoire, formaient quasiment une circonvallation, protègeant ainsi les habitants contre toute attaque extérieure. Les rives de ces rivières riches en poissons devinrent un havre de pêcheurs, dont les produits représentaient une source de survie pour les habitants.

Kogenheim, était doté d'un chantier fluvial, où l'on construisait des bateaux, dont une grande partie était livrée aux moines bénédictins d'Ebersmunster, qui eux-mêmes étaient connus comme des bateliers assidus et zélés. Kogenheim, ou en alémanique : "pays du batelier et de son maillon" (l'outil avec lequel il travaille les madriers, destinés à l'assemblage du bateau), était un centre mercantile important en Alsace.

Jusqu'à la fin du 18e siècle, la batellerie y florissait, grâce à la bénévolance des moines d'Ebersmunster, qui transmirent l'art du métier aux habitants.
La batellerie était un métier d'élite, et le travail abondait dans les ateliers, dont quelques vestiges, notamment des pignons de granges surélevés, sont toujours visibles. Les bateliers, regroupés en corporation, étaient souvent sollicités pour effectuer des transports sur l'Ill, en particulier du vin, des céréales et des matériaux d'arts, destinés à la construction d'églises, de monastères et de bâtiments publics.

Quelques derniers témoignages de la corporation des bateliers de Kogenheim sont toujours présents, en symbole d'une ancre apposée au-dessus du porche de plusieurs maisons, notamment chez M. Ernest Jehl, rue du Général Leclerc, au-dessus de la porte de la propriété Ehrhardt, magasin Coopé, ainsi que sur des piliers d'un ancien château, rue des Tulipes, propriété appartenant à M. Jean Apfel, restaurateur.

Papeterie

L'industrie la plus importante actuellement est la papeterie Brucker et Schmitt. L'entreprise Brucker fonctionne depuis 1888 ; elle avait été jusqu'en 1849, un moulin qui était propriété de M. Erasme Bildstein, minotier, et qui fut racheté par M. Auguste Brucker. Celui-ci en fit une entreprise de papier florissante. Le président directeur général actuel de la papeterie est M. René Lefèvre, qui oeuvre conjointement avec le directeur de l'entreprise annexe, M. Gaston Schmitt, conseiller général du Bas-Rhin et maire de la commune de Kogenheim.

La fonderie Xavier Graff, fondée au début du siècle et qui fut reprise par la société Vallat- Rohmer en 1967, fut une entreprise notoire qui, grâce à l'expansion industrielle, assurait à un grand nombre d'ouvriers le gagne-pain. L'usine ferma ses porte en 1981, après la disparition de M. Vallat, qui en fut le président directeur général.


Ancienne boucherie à Kogenheim
Ancienne boucherie
à Kogenheim

Commerces de proximité

A Kogenheim on compte plusieurs magasins dans l'alimentation : la superette Charles Deiber, fondée comme épicerie en 1907, par M. Charles Wittemer ;  puis il y a la boulangerie-pâtisserie Rinckwald/Ehrhardt, exploitée depuis les années 30 ; le magasin Coopé, créé en 1953, sous la gérance de M. Jean Ehrhardt, qui l'exploita jusqu'en 1960. La boucherie-charcuterie Charles Kah, réputée dans toute la région, fut fondée vers 1800.
Les restaurants à Kogenheim, ont été de tout temps des relais favoris des routiers, grâce à la bonne situation (à proximité de la route nationale 83), à leur bonne table, et leur accueil chaleureux. Plusieurs des restaurants sont également des Hostelleries ;
comme l'Hôtel-Restaurant "A l'étoile", maison datant du 18e siècle, et exploité par la famille de M. Léon Rapp. Nous pouvons également citer le restaurant "A la couronne", maison du 18e siècle, exploité par la famille Jaenger-Jaroz, les restaurants "Au Soleil", et "Lion d'Or",  ainsi que l'Auberge "A l'Ange".

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